
Les recherches se poursuivent sur les communes d'ALIZAY et IGOVILLE
Des fouilles préventives ont permis de mettre à jour dans les sous-sols de ces deux villages une richesse archéologique remarquable.
Début 2011, les archéologues s'installent dans nos communes et procèdent à l'examen minutieux du site.
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| Les terrains situés en bas à gauche ( en forme de pointe couleur rouge) sont situés sur la commune d'IGOVILLE |
Zone humide, lieu où l'Eure et la Seine se mêlent, terres régulièrement inondées par les débordements du fleuve, cet environnement a permis la préservation exceptionnelle des vestiges.
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| Apperçu des différentes strates |
Afin de retracer 10 000 ans d'histoire, couches après couches, sur 3 à 4 mètres de profondeur, les strates de la période du bronze final (2000 ans av J-C) jusqu'au paléolithique (11 000 ans av J-C) sont dégagées et méticuleusement observées.Après plusieurs mois de fouilles, l'équipe composée de vingt à trente spécialistes a exhumé: silex, débris de céramique, os d'animaux, sépultures, pollens, insectes, graines, charbon de bois … Riche de ces découvertes, elle tente de comprendre les modes d'occupation et les relations entre les hommes et leurs milieux. Qualités et quantités des trouvailles apportent des éléments de réponses à leurs questions.
Sur la zone de fouilles, dans le froid automnal, toutes les quinze minutes un objet sort de terre. Il est systématiquement étiqueté. Un numéro lui est attribué, l‘emplacement de la découverte notifié. Puis, sur la base vie, située près des carrières LAFARGE, les spécialistes bien au chaud étudient les vestiges rassemblés dans ces lieux.
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| Tous les fragments sont lavés, triés et enfin répertoriés dans une base de données informatisée. |
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| Restes d'un crâne |
• Les os humains sont étudiés de la même manière : Observation du crâne, de la mâchoire, des côtes … Après avoir livrés leurs secrets, ils retrouveront plus tard les entrailles de la terre.
Récemment, la mise à jour d'un foyer a prouvé la sédentarisation de nos ancêtres « les chasseurs cueilleurs ». 5000 ans avant J-C des hommes se sont installés. Les traces laissées par leur habitat le démontrent. Restes de haches, silex taillés, servant probablement au dépeçage de peau ont été trouvés à proximité contribuant à cette conclusion.
Les recherches se poursuivent avec optimisme. Néanmoins, le coût de ce chantier est élevé (entre 4 et 6 millions d'euros). Les dépenses sont à la charge de l'entreprise LAFARGE qui souhaite exploiter la carrière au plus tôt. Les objectifs des chercheurs et des industriels sont donc diamétralement opposés. Aujourd'hui les négociations sont en cours. Il faut souhaiter qu'elles porteront leurs fruits et qu'un compromis permettra aux archéologues de poursuivre leur recherche sur les terrains de la commune d'IGOVILLE
Merci à toutes les personnes travaillant sur le site archéologique d' ALIZAY IGOVILLE pour leur accueil et les renseignements qu'ils nous ont gracieusement apportés.
Retrouvez ici la video mise en ligne par l'INRAP